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FICTION PLANE
Mardi 3 juin à 20h30
Le 112 / Terville
Si les textes de « Left Side
Of The Brain », le 2ème album studio de FICTION PLANE,
abordent des thèmes graves tels que la mort d’un
être cher ou les guerres, leur musique marque pourtant la
renaissance du groupe, ou plutôt l’envol d’une
formation complètement régénérée.
En effet, produit par Paul Corkett
(Radiohead, Björk, Tori Amos), ce disque est synonyme d’un
nouveau départ à trois, puisque Dan BROWN (claviers)
est parti fonder une famille.
En passant d’une équipe
de 4 à 3 musiciens, FICTION PLANE évolue désormais
dans un espace plus large qui rend leurs compositions plus fortes
et leur son beaucoup plus intense. Mêmes les solos de Seton
DAUNT semblent plus authentiques qu’auparavant.
D’après le batteur Pete
WILHOIT, les guitares ont incontestablement un son gras : «
un peu comme si nous avions enfin lâché l’animal
qui sommeillait en nous. » Pourtant lorsqu’au début
de l’année Joe SUMNER a décidé de s’installer
à Londres pour commencer à écrire de nouvelles
chansons, il n’avait pas encore en tête l’idée
de les enregistrer avec un son aussi puissant. Pour ce qui est
des paroles, il les a plutôt écrites pour lui-même,
sans en référer l’orientation à qui
que ce soit, ni à ses partenaires, ni à sa maison
de disques ou à son producteur, bref à personne.
Il faut dire que FICTION PLANE venait
de vivre une période frustrante. Le groupe avait en effet
passé près de trois ans à composer des titres
pour ce fameux deuxième album. Mais après avoir
frappé à la porte de différentes majors compagnies
dans l’espoir de réussir à se faire produire,
les trois potes se sont vite rendu compte qu’ils étaient
les seuls maîtres de leur destin. Donc, peu de temps avant
Noël 2006, FICTION PLANE est devenu un électron libre
dans le monde de la musique. Joe grattait sa guitare jour et nuit,
en oubliant même sa famille et ses amis. Parfois il lui
arrivait d’aller tester ses nouvelles compos dans des bars
tristes et ternes de Londres. Selon lui, c’était
un bon moyen de mesurer la qualité de ses chansons : «
Si un public anonyme fini finalement par ce reconnaître
dans une chanson qu’il n’a jamais entendu et qu’il
se met même parfois à la chanter, c’est qu’un
musicien est sur la bonne voie ».
Différents thèmes sont
abordés dans cet album comme : être conscient d’être
tombé amoureux de la mauvaise personne («Cold War
Symmetry»), la lente agonie d’un être cher («
Left Side Of The Brain »), l’aliénation («
Anyone ») ou encore aimer quelqu’un, peut être
un peu trop fort comme l’évoque de fort belle manière
le premier single « Two Sisters ». « Death Machine
» parle des guerres, un sujet délicat sur lequel
Sumner précise : «Je peux comprendre la volonté
de protéger son pays, et le désir de se battre pour
ce qu’on croit ; mais je n’ai aucune confiance dans
les personnes qui dictent à certains peuples ce qu’ils
doivent faire…».
Le népotisme est le thème
central de « Running The Country » ; cette chanson
parle de l’incompétence de certaines personnes qui
ont du pouvoir, juste à cause de ce qu’elles sont
et non pour ce qu’elles valent. C’est un texte tout
à fait pertinent pour SUMNER, dans la mesure où
il est lui-même fils de l’une des plus grandes stars
du rock : STING.
Né en Angleterre à la
fin des années 70, Joe SUMNER n’était encore
qu’un bébé lorsque The Police sortait leur
tout premier album en 1978. Pendant toute son enfance, Joe s’est
rebellé contre la musique, il détestait ses leçons
de piano et préférait les jeux vidéo. Néanmoins,
il a commencé à prendre des cours de guitare à
10 ans, et a aussi appris à jouer de la batterie. Ce n’est
qu’à 14 ans qu’il est vraiment devenu un passionné
de musique et c’est 1991 en entendant « Nevermind
» de Nirvana qu’il a décidé d’écrire
des chansons. Son premier groupe s’appelait Santa’s
Boyfriend.
SUMNER a dut lutter « contre
ses origines » toute sa vie, essayant de se construire sa
propre identité en tant qu’homme, mais aussi en tant
que musicien. Le groupe a même longuement hésité
avant d’accepter de jouer en première partie pour
la tournée mondiale de la reformation de The Police…
« Si je n’étais pas convaincu que nous sommes
vraiment prêts, que le groupe n’a jamais été
aussi bon et que nos chansons tiennent la route, je n’aurais
jamais accepté d’être exposé devant
autant de monde », souligne Sumner.
« Left Side Of The Brain »
est le premier album des Fiction Plane signé sur Bieler
Bros Records, un label fondé par Jason et Aaron Bieler,
des supporters du groupe depuis la première heure. Ex-leader
de Saigon Kick, Jason était déjà très
impliqué dans l’enregistrement des toutes premières
démos du groupe. En France l’album sera exploité
par Double Vision, une division de XIII Bis Records, distribuée
par Sony / BMG.
Fiction Plane a officiellement débuté
en sortant un premier album en 2003 chez MCA Records, une galette
produite par David Khane (Sublime, The Strokes). Propulsés
par leur single «Everything Will Never Be OK», les
Fiction Plane ont suivi Lifehouse, Switchfoot ou Sting en tournée.
MCA les ayant lâchés peu de temps après la
sortie de leur album, le groupe est passé de label en label
sortant même un épisodique EP 4 titres en 2005 chez
Universal Records : « Bitter Forces and Lame Race Horses
».
Après une longue période
de doute, être passé d’un quatuor à
un trio, et après avoir enfin réussi à enregistrer
« Left Side Of The Brain », le groupe à maintenant
l’étrange sensation d’être passé
de 0 à 200 km/h en moins de 3 secondes !
Pour Pete WILHOIT, « C’est
vraiment l’album de plus proche de nos ambitions. Nous sommes
tout simplement prêts à tout déchirer et à
continuer à travailler le plus dur possible ».
Sous beaucoup d’aspects, avec
ce grand renfort de guitares, «Left Side Of The Brain»
marque un nouvel envol pop/rock made in England.
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